On ne va pas faire une vidéo YouTube pour un chargeur. Pourtant, dans les faits, ce petit chargeur est très surprenant. Anker me l’a offert lors de sa conférence de presse à l’IFA et, depuis un peu plus d’un mois, il me suit au quotidien : voici donc mon test de l’Anker Nano 45W avec écran, avec un vrai recul d’usage. Sa taille d’abord, son écran ensuite, et enfin sa capacité à envoyer 45 W, soit la même puissance que le chargeur fourni avec mon MacBook Pro. À un peu plus de 30 euros, avec en prime un mode de préservation de la batterie, c’est un bon plan pour faire durer nos précieux smartphones.

Anker Nano 45W : un format minuscule
Anker annonce 34 × 35,5 × 40 mm pour environ 90 g. Sur ma balance, mon exemplaire blanc affiche 85 g, contre 179 g pour le chargeur officiel Apple 45 W : plus de deux fois plus léger, pour la même puissance.
Le port USB-C est placé sur le dessus ou le dessous du boîtier plutôt qu’à l’arrière, ce qui laisse plus de liberté pour orienter le câble. Le chargeur existe en noir, blanc, bleu et orange, et il n’est pas livré avec un câble USB-C.

Un mois avec le Nano 45W dans mon sac
Mon MacBook Pro voyageait jusque-là avec son chargeur d’origine, un bloc de 179 g qui prend sa place dans le sac. Depuis que j’ai le Nano 45W, il l’a remplacé : il se glisse dans une petite poche intérieure de mon sac à dos et on l’oublie. Je l’ai utilisé dans l’Eurostar, à l’hôtel et à l’aéroport, trois endroits où la place et le poids comptent vraiment.
Avec mon MacBook Pro M4 Pro, le Nano 45W délivre la même puissance que le chargeur d’origine, qui fait lui aussi 45 W. Au quotidien, je n’ai constaté aucune différence de charge, avec un encombrement et un poids bien plus faibles. Je n’ai pas non plus remarqué de chauffe particulière, que ce soit avec le MacBook ou avec mon iPhone 16 Pro Max.
L’écran : gadget ou vraiment utile ?
C’est la grande particularité de ce modèle. Sur la face arrière se trouve un petit écran couleur de type micro-LED, piloté par un bouton tactile. Il affiche en direct la puissance délivrée, le niveau de batterie et une estimation de la température. Avec un iPhone 15 ou plus récent, ou avec un iPad récent, le chargeur reconnaît l’appareil et affiche son nom. Sans appareil branché, un petit personnage animé occupe l’écran.
Soyons honnêtes : un écran sur un chargeur n’est pas indispensable. Pour ma part, j’ai pris une habitude : je regarde l’écran au moment du branchement, pour voir la puissance que prennent mon iPhone ou mon iPad. Dans iOS, il n’existe aucune vraie indication de ce type, et c’est là que ce petit écran devient utile. Il a ses limites : il ne reconnaît pas mon MacBook, ni un iPhone branché en Lightning, et se contente alors d’afficher la puissance.


45 W : jusqu’où peut-on aller ?
Sur le papier, 45 W sur un seul port USB-C. Dans la pratique, la puissance dépend surtout de l’appareil branché. Pour un iPhone 16 Pro Max, on mesure environ 36 W au départ, soit un peu moins de 50 % de batterie en 30 minutes, avant que la charge ne ralentisse nettement pour finir doucement : c’est la courbe habituelle d’un smartphone, qui gère lui-même sa recharge. Le chargeur est donc rapide, sans chauffer de manière inquiétante, même à pleine puissance.
Côté ordinateur, 45 W suffisent pour un MacBook Air, et ils m’ont suffi au quotidien pour mon MacBook Pro M4, puisque c’est exactement la puissance du chargeur fourni par Apple. En revanche, ce n’est pas un chargeur pour les très gros besoins : si vous utilisez un MacBook Pro qui demande plus de 45 W, il faudra rester sur un chargeur plus puissant.
Le mode Care pour préserver la batterie
L’autre bon argument, c’est le mode Care. Il s’active par un double appui sur le bouton tactile, et l’écran indique clairement le mode en cours. Dans le mode Auto, le chargeur privilégie la vitesse, avec une charge en trois étapes : une montée rapide à 45 W jusqu’à environ 20 %, un plateau autour de 30 W jusqu’à 80 %, puis une fin très douce. En mode Care, la charge est volontairement plus lente (j’ai pu relever une puissance limitée à environ 18 W), pensée pour la nuit ou pour les recharges longues.
L’idée est simple : moins de chaleur, donc moins d’usure de la batterie. Anker met en avant une certification TÜV Rheinland pour ce mode et annonce un téléphone qui chauffe jusqu’à 5 °C de moins qu’avec un chargeur 45 W classique. Cette dernière affirmation vient du fabricant, plusieurs testeurs rappellent qu’ils n’ont pas pu la vérifier, et le bénéfice réel sur la durée de vie d’une batterie ne se mesure pas en quelques jours.
