Cet article contient des liens affiliés. Si vous achetez via ces liens, ECRtech touche une commission sans surcoût pour vous — ça aide la chaîne à continuer de tester en toute indépendance. En savoir plus
Meta n’a pas fait les choses à moitié cette année : après les Ray-Ban Meta de deuxième génération, la marque sort ses propres lunettes connectées, sans le logo Ray-Ban. Résultat : les Meta Glasses (modèles Adventurer et Fury), moins chères de 110 € – Le modèle Starfire avec Kylie Jenner est plus cher à 419€ – et, sur le papier, plus abouties sur plusieurs points. J’ai pris le modèle Adventurer en taille Large pour voir ce que ça change vraiment au quotidien, notamment pour les têtes larges qui galèrent depuis toujours avec les Ray-Ban Meta.

L’étui Ray-Ban est magnifique : cuir, finitions haut de gamme, on sent le savoir-faire de la marque. Mais au quotidien, il est encombrant : impossible de le glisser dans une poche de jean, il faut un sac. Le boîtier des Meta Glasses fait l’inverse : les branches se replient sur ressort, le boîtier devient presque plat et tient dans une poche. Sur le papier, l’étui Ray-Ban tient un peu plus longtemps (48 h contre 40 h pour le nouveau boîtier), mais ça ne change rien à l’usage réel, puisque l’autonomie des lunettes elles-mêmes est strictement identique : 8 h en continu pour les deux.

C’est le vrai point fort du modèle Adventurer. Les Ray-Ban Meta ont une fâcheuse tendance à glisser sur le nez, même en taille large. Les Meta Glasses intègrent des plaquettes de nez ajustables sur trois positions, qui pivotent pour épouser la forme du visage, et des embouts d’oreilles dont la partie souple se plie pour se modeler sur mesure. Résultat : un maintien nettement supérieur, sans le moindre glissement. Les charnières à ressort évitent aussi la pression constante que l’on ressent sur les Ray-Ban, dont l’écartement repose uniquement sur la flexibilité du plastique.
| Meta Glasses Adventurer | Ray-Ban Meta Gen 2 | |
|---|---|---|
| Prix de départ | 309 € | 419 € |
| Caméra | 12 Mpx, 3K/30i·s | 12 Mpx, 3K/30i·s |
| Microphones | 5 | 5 |
| Connectivité | Wi-Fi 6 tri-bande, Bluetooth 5.4 | Wi-Fi 6, Bluetooth 5.3 |
| Bouton d’action secondaire | Oui, programmable | Non (gestes tactiles) |
| Plaquettes de nez ajustables | Oui, 3 positions | Non |
| Autonomie lunettes | 8 h | 8 h |
| Autonomie boîtier | 40 h | 48 h |
| Boîtier pliable | Oui | Non |
Ajoutez à ça l’IA Muse Spark, intégrée nativement dès le déballage sur les Meta Glasses, quand les Ray-Ban plus anciens devront attendre une mise à jour logicielle pour la recevoir.
Côté photo et vidéo, en revanche, c’est un match nul parfait : même capteur, mêmes résolutions, même qualité d’image.
Plusieurs abonnés l’ont fait remarquer en commentaire, et ils ont raison : les nouveautés des Meta Glasses (bouton d’action, plaquettes de nez ajustables, charnières à ressort, micros supplémentaires) existent déjà chez Ray-Ban… sur la gamme Ray-Ban Meta Optic Styles (Blayzer et Scriber), lancée en parallèle et pensée pour les porteurs de lunettes de vue. On y retrouve même un système à 6 microphones (contre 5 sur le Gen 2 classique et sur les Meta Glasses) et une autonomie doublée. La différence : ces modèles sont vendus 499 € et distribués via le réseau d’opticiens, pas en ligne. Les deux gammes sont fabriquées par le même partenaire, EssilorLuxottica. Meta n’a donc rien inventé avec les Adventurer et Fury, il a simplement rendu ces améliorations accessibles à un prix plus bas, sans passer par un opticien.
C’est la question qui revient le plus dans les commentaires : contrairement aux Ray-Ban Meta, les Meta Glasses ne sont pas encore distribuées par un réseau d’opticiens capable d’y monter directement vos verres correcteurs. Comme pour les Ray-Ban classiques, la solution reste de commander le modèle en verres neutres puis de faire monter vos propres verres correcteurs (y compris à foyer progressif ou en transition) chez un prestataire tiers comme VRWave. C’est ce que j’ai fait ici. Le résultat est identique à celui obtenu sur mes anciennes Ray-Ban Meta.
Si vous avez une morphologie large et que vos lunettes connectées n’arrêtent pas de glisser, les Meta Glasses Adventurer sont clairement le meilleur choix du moment : plus confortables, moins chères, et sur le papier légèrement plus modernes côté connectivité. Si le logo Ray-Ban et le choix de montures plus haut de gamme comptent pour vous, ou que vous êtes porteur de lunettes de vue et voulez passer par un opticien, les Ray-Ban Meta (classiques ou Optic Styles) restent la valeur sûre. Un dernier conseil si vous hésitez encore : Meta Connect a lieu en septembre, et de nouvelles annonces sur la gamme sont probables, un argument de plus pour ne pas se précipiter si vous n’avez pas un besoin immédiat.
Liens affiliés — commission perçue sans impact sur le prix payé.