Actu

LG à l’IFA 2026 : ThinQ, écrans sans reflet et le grand virage énergétique

Publié le 4 septembre 2026 · 5 min de lecture

Sur le stand LG à l’IFA 2026, l’accueil se fait en musique : une démonstration de robot chef d’orchestre ouvre la visite. Sympathique mise en ambiance, même si ce genre de robot reste aujourd’hui un objet de communication plutôt qu’un produit prêt à débarquer dans nos salons. Derrière la démo spectacle, LG a quand même beaucoup de choses sérieuses à montrer cette année : de l’IA qui pilote vraiment la maison, des écrans qui n’ont plus l’air d’être des écrans, et un virage assumé vers l’efficacité énergétique.

Des écrans magnifiques… et qui ne reflètent plus rien

Comme chaque année, LG aligne des dalles impressionnantes sur son stand, du OLED evo AI à la nouvelle génération Micro RGB evo AI (pilotée par le processeur α11 AI Processor Gen3, annoncé 5,6 fois plus puissant en IA que la génération précédente). Mais ce qui m’a le plus marqué, ce n’est pas la définition ou la luminosité : c’est la capacité de certains écrans pensés pour être accrochés au mur, façon cadre, à n’afficher strictement aucun reflet, même sous un éclairage de salon chargé comme celui d’un hall d’exposition. Le genre de détail qui ne se voit pas sur une fiche technique mais qui change complètement l’impression une fois devant l’écran.

À côté de ça, LG continue de pousser sa gamme OLED W6 « Wallpaper » (toujours aussi fine, toujours en connexion sans fil), et une UltraGear pensée gaming qui affiche du Full HD à 1000 Hz de rafraîchissement — une première sur le marché selon la marque. De quoi rappeler que même avec tout le discours IA/maison connectée, LG reste avant tout un fabricant d’écrans.

Le vrai virage de cette édition : l’efficacité énergétique

C’est le point qui m’a le plus surpris cette année. LG, une marque plutôt habituée à vendre ses produits sur la fonctionnalité et le haut de gamme, met en avant cette fois sa consommation électrique comme argument central sur l’électroménager. Et il y a une raison assez évidente derrière : la pression des marques chinoises, Dreame en tête, qui attaquent frontalement le secteur (réfrigérateurs, fours, lave-vaisselle) à coups de fonctionnalités et de connectivité à tout va, souvent avec des prix serrés. Se différencier par la sobriété énergétique, c’est finalement assez malin de la part de LG : les acheteurs regardent de plus en plus la consommation annuelle avant d’acheter, et pas seulement le prix affiché en magasin. Payer son appareil pas cher, c’est bien, encore faut-il ne pas le repayer chaque année sur la facture d’électricité.

Côté réfrigérateurs, les modèles à congélateur en bas dépassent de 35 % les exigences de la classe A, et les modèle américain et multiportes atteignent directement ce niveau, grâce à une régulation de température plus précise, une meilleure isolation et une motorisation optimisée.

Nouveauté : le mode AI Saving, qui analyse les habitudes d’usage sur trois semaines pour ajuster automatiquement le refroidissement pendant les périodes de faible activité. Même logique sur les lave-vaisselle, où quasiment toute la nouvelle gamme atteint la classe A, avec un nouveau bloc moteur plus compact qui réduit la consommation d’eau, et la fonction AI SenseClean™ qui analyse jusqu’à 32 variables pour adapter température et durée du cycle à la charge réelle.

ThinQ Claw, l’agent IA qui doit piloter toute la maison

Sur la partie logicielle, LG dévoile ThinQ Claw, un nouvel agent IA qui se pilote en langage naturel façon chat, basé sur le concept « OpenClaw ». L’idée : comprendre le contexte et l’intention de l’utilisateur pour recommander des actions et coordonner les appareils entre eux, en mémorisant les préférences au fil du temps pour affiner la personnalisation. Concrètement, LG évoque des usages comme suggérer des recettes à partir des ingrédients disponibles, surveiller la qualité de l’air intérieur et la température, gérer les appareils de cuisine quand on reçoit du monde, ou encore se synchroniser avec un agenda et d’autres services externes — donc aller au-delà du simple contrôle des appareils.

ThinQ ON et Homey : je n’ai toujours pas compris qui fait quoi

Là où je reste plus perplexe, c’est sur l’organisation de la maison connectée LG. La marque présente ThinQ ON comme son nouveau hub domestique de nouvelle génération, tout en s’appuyant en parallèle sur Homey, la plateforme rachetée en 2024 (via Athom), présentée comme la couche d’interopérabilité capable de connecter des appareils multi-marques, pas seulement du LG. Ajoutez à ça le système de gestion énergétique HEMS, qui s’appuie justement sur Homey pour orchestrer panneaux solaires, batteries domestiques et bornes de recharge avec les appareils LG… et on se retrouve avec deux hubs qui semblent se chevaucher sans que le positionnement de chacun soit clairement expliqué sur le stand. Peut-être une clarification à venir avec le déploiement, mais pour l’instant la logique m’échappe un peu.

Et aussi sur le stand

Côté cuisson, un four encastrable 30 pouces doté d’une caméra IA (oui, même dans le four !) et de la fonction « AI Gourmet ».

Sur les téléviseurs, webOS 26 embarque un chatbot IA (oui, encore IA) qui prend en charge les commandes en langage courant, un mode Concierge qui analyse l’historique de visionnage pour proposer du contenu, et une reconnaissance vocale par utilisateur (Voice ID) qui bascule automatiquement sur le profil de la bonne personne.