Test XPENG G6 : recharge 12 min, techno et prix face au Model Y
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Test XPENG G6 : le rival du Tesla Model Y qui recharge en 12 minutes

Le XPENG G6 est le SUV électrique chinois qui vise directement le Tesla Model Y, avec un argument que personne d’autre ne propose aujourd’hui : une recharge de 10 à 80 % annoncée en 12 minutes. Je l’ai pris en main sur la version Performance, et mon test ne ressemble pas à un essai auto classique. Je ne suis pas journaliste automobile, et ce qui m’intéresse ici, c’est l’innovation : l’architecture 800 V, l’interface, les caméras, les aides à la conduite et la façon dont tout cela change l’usage au quotidien.

XPENG G6 : le Model Y chinois mieux équipé ?

Sur le papier, la comparaison avec Tesla est assumée. La face avant, avec son bloc optique logé en partie basse et son logo XP discret, donne un look futuriste qui rappelle le nouveau Model Y, tout comme la barre lumineuse à l’avant. Le dessin reste classique pour un SUV : poignées affleurantes, vitres sans cadre, belles jantes de 20 pouces. J’aime surtout les passages de roues couleur carrosserie, légèrement détachés du reste, qui donnent à la voiture un côté bien campé sur ses roues.

À l’arrière, on retrouve un large feu portant le nom XPENG, sans la bande lumineuse continue devenue la mode. La trappe de recharge s’ouvre électriquement, comme le coffre. Les petites caméras intégrées dans les rétroviseurs ressortent bien dans le design, ce qui renforce l’identité technologique de la voiture.

Une recharge ultra-rapide qui change l’usage

C’est le vrai argument d’innovation du G6. Il repose sur une architecture 800 V et sur une batterie LFP. XPENG annonce 10 à 80 % en 12 minutes, avec une puissance de pointe de 451 kW sur les versions à batterie de 80,8 kWh. Dans les mesures publiées par la presse spécialisée, on est plutôt autour de 11 à 12 minutes et demie pour le même créneau, avec des pointes entre 278 et 325 kW selon la borne. Autrement dit, la promesse tient, à condition de trouver une borne de plus de 300 kW. Sur une borne de 150 kW, la charge reste plafonnée à 150 kW.

Dans la vraie vie, ce qui compte n’est pas le chiffre de pointe mais la courbe : combien de kilomètres récupère-t-on pendant le temps d’un café. Là, le G6 se démarque. Pour un départ en vacances, passer de l’arrêt sur une aire d’autoroute à 80 % en un peu plus d’un quart d’heure supprime en grande partie l’angoisse de la recharge. En courant alternatif, le chargeur embarqué de 11 kW est plus classique : comptez une nuit entière sur une wallbox de 7,4 kW.

Côté autonomie, la version propulsion à grande batterie annonce 525 km en WLTP et la Performance à quatre roues motrices 510 km. Comme toujours, sur autoroute à 130 km/h, il faut plutôt compter 60 à 70 % de ces valeurs.

Un habitacle de salon : espace, confort et petits détails

Les places arrière sont le point qui m’a le plus surpris. Avec un siège auto installé, on n’a pas du tout l’impression d’être à l’étroit, et en m’asseyant derrière moi-même (je mesure 1,83 m), il reste de la place pour les jambes et la tête. La banquette est avancée pour agrandir le coffre, qui est spacieux et dispose d’un compartiment en dessous pour ranger les câbles.

Les garnitures de porte, avec un effet cuir très réussi et des LED d’ambiance qui changent de couleur, donnent à l’ensemble un côté salon. Le toit panoramique est gigantesque, mais il n’est ni ouvrant ni équipé d’un rideau intérieur, ce que je regrette un peu. XPENG indique que le vitrage est très teinté, donc le thermique ne devrait pas poser de souci, mais il faudra confirmer l’été. À l’arrière, on trouve un accoudoir avec porte-gobelets, deux ports USB-C jusqu’à 65 W, des supports pour smartphone et tablette, mais pas d’écran arrière, ni de trappe à ski.

À l’avant, les sièges sont chauffants, ventilés et massants, le volant est chauffant, et l’ensemble est très enveloppant. Il y a des rangements partout, mais pas de boîte à gants : la zone est lisse et ne s’ouvre pas, un choix original qui a ses limites au quotidien.

L’interface XPENG : fluide, mais pas encore au niveau d’un OS Tesla

On achète une voiture comme celle-ci pour son grand écran, son interface et sa technologie, et c’est le sujet qui m’intéresse le plus. La dalle centrale est très lumineuse, de très bonne qualité, et surtout très réactive : tout est fluide et on sent que la puce a de la marge. L’écran est divisé en deux, avec la cartographie d’un côté et les informations de l’autre, plus un dock d’applications en bas.

Le point fort pour moi, c’est la gestion de la navigation. L’écran reprend aussi CarPlay, par exemple Waze, et surtout recopie les indications de guidage dans le combiné conducteur. On garde l’interface XPENG, plus soignée que la plupart des CarPlay, tout en ayant Waze qui tourne en arrière-plan. Quand on sait que l’absence de combiné conducteur sur le Model Y m’agace, c’est un vrai avantage.

Le volant porte lui aussi une logique d’innovation : un grand moyeu central, une partie basse plate, et deux molettes pour piloter la climatisation, la ventilation et l’assistant vocal, avec une touche favorite paramétrable. Un détail amusant : le rétroviseur intérieur est en réalité un écran relié à une caméra. Il faut s’y habituer, mais on peut le désactiver pour retrouver un rétroviseur classique.

Applications et ouverture : l’OS XPENG est encore jeune

Le magasin d’applications existe, mais il est encore peu garni. On trouve Spotify, TuneIn, Amazon Musique, Apple Music, TikTok, Instagram, Prime Video et Disney+, mais pas Netflix. Nous ne sommes pas du tout dans le cas du store Tesla avec ses jeux Steam. XPENG annonce de nouvelles applications à venir, et l’OS n’a pas encore la maturité de celui de Tesla. YouTube, par exemple, fonctionne très bien, avec une bonne qualité, mais c’est la version mobile du site.

Pour les geeks, il y a un navigateur web, qui permet d’accéder à tous ses outils favoris, y compris Home Assistant. C’est un détail, mais il en dit long sur le positionnement : XPENG laisse la porte ouverte aux usages avancés, là où beaucoup de constructeurs verrouillent tout.

Caméras 360° et reconstruction 3D : la technologie qui rassure

Les caméras sont omniprésentes et d’une très bonne qualité. On peut choisir l’angle de vue et la voiture reconstruit en 3D l’environnement autour d’elle. À basse vitesse, l’écran bascule automatiquement sur la vue de contrôle avec les distances affichées, ce qui est précieux pour une voiture de ce gabarit. Dans les petites rues et les impasses étroites, il faut tout de même faire attention : ça reste un grand SUV.

Aides à la conduite : une détection au niveau de Tesla

C’est la partie qui m’a le plus impressionné. La détection des véhicules est au moins équivalente à celle d’une Tesla : l’écran indique quand le véhicule de devant démarre, quand il met son clignotant, et chaque fois que j’active mon clignotant, la caméra du rétroviseur s’affiche. C’est sécurisant. Pour une marque que presque personne ne connaissait il y a quelques années, atteindre ce niveau de maturité en peu de temps est remarquable.

Le mode Xpedale, le pendant d’un mode une pédale chez les autres constructeurs, est confortable mais ne va pas au bout du concept : il ralentit presque à zéro, sans immobiliser la voiture, qui continue de ramper un peu. XPENG indique qu’une mise à jour logicielle devrait corriger ce point, ce qui est un signe que la marque a bien intégré le modèle du véhicule défini par le logiciel.

Prix, garantie et revente : le calcul intéressant

Sur le plan économique, le G6 se défend très bien. Dans la gamme française, la version propulsion à grande batterie démarre autour de 47 000 €, soit le niveau de prix d’un Model Y, mais avec un équipement nettement plus complet. La version Performance à quatre roues motrices que j’ai testée, avec ses 485 ch, se situe autour de 51 000 €. Beaucoup d’options payantes chez Tesla sont ici de série.

La garantie rassure : selon les informations publiées, le véhicule est couvert 7 ans, tandis que la batterie et le moteur sont garantis 8 ans ou 160 000 km, ce qui est comparable à ce que proposent désormais les grands acteurs du marché, y compris les chinois. Reste la valeur de revente, difficile à anticiper pour une marque encore peu connue. XPENG semble là pour durer, mais seules les prochaines années le diront. Sur le réseau, il est en cours de construction et reste pour l’instant peu dense, ce qui est la vraie limite pour l’entretien.

Mon avis sur le XPENG G6

Le XPENG G6 est une très bonne alternative à ceux qui trouvent le Model Y trop dépouillé, trop américain ou trop Elon Musk. Je trouve qu’il propose le bon mélange entre le confort des voitures chinoises, avec ce côté salon, et l’univers très technologique de Tesla. Sa recharge en 12 minutes reste son plus gros atout, et personne ne sait le faire à ce niveau aujourd’hui. Son prix, avec un équipement plus complet, est le second. Dans l’usage réel, ce qui compte, c’est la puissance, la vitesse de recharge, le confort et l’espace, et là, le G6 coche toutes les cases. Pour voir l’interface et les caméras en action, vous pouvez regarder le test complet en vidéo sur YouTube. Si vous avez des questions sur les points que je n’ai pas traités, posez-les en commentaire.

Avantages
Recharge ultra-rapide en architecture 800 V, 10 à 80 % annoncés en 12 minutes
Interface très fluide et grand écran de grande qualité
Recopie de la navigation CarPlay/Waze dans le combiné conducteur
Habitacle spacieux, places arrière royales, sièges chauffants, ventilés et massants
Caméras 360° avec reconstruction 3D et détection des véhicules très mature
Équipement très complet pour le prix, garantie batterie et moteur de 8 ans
Navigateur web ouvert (Home Assistant accessible)
Inconvénients
Réseau de concessions en construction, donc pas très dense
Magasin d’applications peu garni (pas de Netflix) et OS moins mature que celui de Tesla
Toit panoramique sans rideau intérieur ni ouverture
Pas de boîte à gants ni de trappe à ski
Mode Xpedal qui ne s’arrête pas complètement (correctif logiciel annoncé)
Gabarit imposant en ville, valeur de revente incertaine
Score EcoRadinMalin
8,0 /10
Très bon
Prix Fonctionnalités Qualité générale Performance Durabilité Service client